7 façons de mesurer l’impact social sur votre supply chain

« Les intrants sont les ressources qu’une entreprise apporte, les extrants sont ce qui en résulte et l’impact représente les changements concrets pour la société. »

 

Cette citation de Richard Hardyment a lancé la table ronde sur l’impact social de la conférence Sedex 2016, avec Richard Boele, partenaire chez KPMG Banarra ; Elaine Cohen, fondatrice de Beyond Business ; Tom Smith, (dorénavant ancien) directeur stratégie et planification chez Sedex et Mary Teakle, directrice du commerce éthique chez The Body Shop. Et quel meilleur moyen de poser le cadre de la discussion ?

Voici les sept enseignements pratiques de la session sur la façon de simplifier la mesure de l’impact social au sein de votre supply chain :

  1. Effectuer le processus de matérialité et déterminer l’objectif premier de votre principale partie prenante
    Le fait d’effectuer le processus de matérialité permet aux entreprises de se connecter aux choses les plus importantes aux yeux des parties prenantes. « Les organisations doivent s’engager auprès de leurs parties prenantes, pour comprendre leur impact social, en utilisant leur apport pour prioriser ce qui est le plus important, » a déclaré Elaine Cohen. C’est pourquoi il est essentiel de déterminer quelle est la principale partie prenante. Selon Richard Boele, « lorsque vous décidez quelle vie vous essayez de changer ou d’améliorer, votre objectif principal peut être de décider de la façon dont vous allez le mesurer. »
  2. Se concentrer sur les résultats qui ont les impacts les plus significatifs
    Selon Elaine Cohen, les approches « haute résolution » tout comme les approches « basse résolution » peuvent aider à déterminer à quel niveau se situent les impacts les plus significatifs. L’approche « haute résolution » consiste à s’attacher à un certain niveau de détail et à investir des ressources de masse. L’approche de type profit et perte environnementaux en est un exemple. L’approche « basse résolution » consiste à identifier, avec l’aide de vos parties prenantes, vos principaux impacts et à choisir quelques indicateurs clés faciles à comprendre, qui font partie intégrante de vos activités, afin de les mesurer et d’en assurer le suivi.
  3. Choisir les indicateurs appropriés
    Mary Teakle a mis en garde concernant le choix des indicateurs et a souligné l’importance d’y inscrire l’impact social que l’entreprise cherche à atteindre au sein de tous ses départements. Elaine Cohen a également commenté : « la plupart des rapports en matière de durabilité (à savoir la description des impacts sociaux d’une entreprise vis-à-vis de toutes ses parties prenantes) ne font pas référence aux impacts et ont tendance à simplement décrire les principales activités de l’organisation. » L’approche « basse résolution » aidera effectivement les entreprises à consacrer plus de temps à améliorer leurs impacts et à passer moins de temps à les recenser.
  4. Donner du sens à la complexité pour mesurer vos impacts
    « Une grande partie de l’impact social consiste à l’inclure dans votre façon d’opérer et non pas à le considérer comme un projet supplémentaire que vous devez gérer » a défendu Elaine Cohen. « Dans la mesure où tout impact social d’une entreprise s’inscrit dans un contexte particulier, préférer la  simplification à la complexité du contexte au sein duquel opère une entreprise revient à faire fausse route. » Les entreprises doivent trouver une manière simple de donner du sens à la complexité. Richard Boele a partagé un exemple pour illustrer ceci, en étant capable d’articuler clairement la relation de causalité entre ce qui a été fait au niveau de la supply chain et le résultat pour les travailleurs.
  5. Collaborer pour une action efficace
    Elaine Cohen a décrit les objectifs de développement durable comme l’un des efforts collaboratifs les plus importants auxquels nous allons assister, au moins au cours des prochaines années. Elle a ajouté qu’ils apporteront « le genre d’élan qui va motiver la création de davantage de partenariats pour atteindre ces objectifs. » En plus de ce contexte favorable, se pencher sur d’autres domaines, y emprunter ce qui s’y fait et l’adapter à un contexte spécifique peut contribuer à gagner du temps, non pas en réinventant la roue mais en agissant de manière plus efficace.
  6. Choisir l’outil le plus approprié
    Il existe de nombreux outils pour mesurer l’impact social dans le contexte d’une supply chain, à l’instar du retour sur investissement social et de l’investissement d’impact. Elaine Cohen confirme : « il est important de choisir un outil qui n’est pas plus complexe que ce dont vous avez besoin.Dans de nombreux cas, une entreprise peut se contenter de bien moins et obtenir un résultat dont la précision est presque parfaite, ce qui suffit souvent à prendre des décisions dans les affaires. » Utiliser ce dont on dispose, tant que cela ajoute de la valeur et ne nous éloigne pas du vrai travail en nous demandant trop de calculs
  7. Prendre des décisions préférentielles autour des fournisseurs
    Selon Mary Teakle, « privilégier les fournisseurs qui sont capable de délivrer une meilleure performance éthique et ce de manière constante… devient une intention de changement avec une véritable valeur commerciale et un résultat social. Sans être naïf quant aux pressions sur les prix dans la supply chain, qui peuvent entraîner des comportements insoutenables et des violations des droits de l’homme, les entreprises qui investissent dans les activités durables profitent habituellement de bénéfices qui peuvent être financièrement quantifiés tôt ou tard. »

 

Regardez la discussion « simplifier l’impact social » de la Conférence Sedex 2016 ici :

 

Regardez l’entretien avec Elaine Cohen de Beyond Business ici :

 

Pour regarder d’autres vidéos de la conférence Sedex 2016, cliquez ici.